Une vallée largement ouverte en 2026, comme une respiration. Devant nous, plusieurs chemins s’esquissent, sans hiérarchie ni urgence, invitant à choisir non le plus rapide mais le plus juste. Les Alpes rappellent la permanence, le temps long, celui qui façonne les paysages comme les êtres. À l’horizon, rien n’est figé : seulement des possibles, à explorer avec attention et humilité. Marcher ici, c’est accepter de ne pas tout maîtriser, de laisser le chemin nous transformer autant que nous le parcourons. Que 2026 soit cette traversée consciente, guidée par l’écoute, la patience et le respect du vivant.

Vivre loin de l’agitation de la réponse immédiate, c’est accepter de ralentir et de laisser place au silence. Refuser la pseudo-performance, celle qui confond vitesse et justesse, efficacité et sens. Retrouver une sincérité simple, faite d’attention et de disponibilité, là où l’écoute devient un acte à part entière. Se défaire des postures, des rôles appris, pour se rapprocher des réalités vécues, parfois modestes, toujours essentielles. Être présent à son entourage, à son travail, non comme une succession de tâches, mais comme un espace de relations. Porter le regard sur le vivant dans toutes ses formes, du plus discret au plus évident. Reconnaître que chaque existence, humaine ou non, mérite considération. Cultiver cette vigilance douce qui relie la fourmi à nos pas, le collègue à nos propres fragilités. Apprendre à attendre, sans exiger. Et comprendre que c’est souvent dans cette attente que le sens apparaît.
Une bonne et heureuse Année 2026, avec beaucoup de joie et un regard toujours attentif au paysage.
A pluche et portez-vous bien.